[INTERVIEW] Pauline Deysson, auteure de « La Bibliothèque »

Bonjour à tous !

On accueille ce mois-ci en interview Pauline Deysson, une auteure auto-éditée aussi brillante que sympathique…

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Si vous deviez vous présenter en quelques mots…

J’ai 27 ans à l’heure où j’écris ces lignes. Bonne élève à l’école, j’ai fait un bac scientifique puis une classe prépa littéraire et un master 1 en édition, avant d’opter pour une école de documentation. Je travaille depuis maintenant plus de 4 ans. J’ai commencé à écrire à 9 ans, d’abord des contes puis des débuts de romans : c’est à 16 ans, en Terminale, que je me suis mise à développer l’univers de la Bibliothèque. J’aime rire, réfléchir et lire : l’écriture me permet de faire tout ça à la fois ! Loin d’être un simple passe-temps, c’est ma manière de questionner le présent et l’avenir.

Et si vous deviez donner envie à quelqu’un de lire votre livre…

C’est le livre ultime, un livre pour les gouverner tous 😉 Plus sérieusement, vous y trouverez fantasy, anticipation, conte philosophique, romance et interrogation politico-historique. Le sérieux du Seigneur des Anneaux, la magie de L’Histoire sans Fin et la réflexion du Meilleur des mondes… Avec La Bibliothèque, j’ai voulu écrire une histoire où pouvaient s’insérer toutes les histoires, tous les mondes, tous les possibles. C’est aussi un vaste questionnement, une quête de soi, que j’ai souhaité inscrire dans le monde et les enjeux d’aujourd’hui.

Comment vous est venue l’idée, l’envie d’écrire LA BIBLIOTHEQUE ?
L’idée m’est venue à 7 ans. J’ai rêvé que j’allais dans une bibliothèque où les livres était des rêves : deux bibliothécaires m’y attendaient et me donnaient ce qui devenait ensuite mon rêve. Je n’étais pas censée les voir ni me souvenir de mon passage dans la bibliothèque, mais au réveil tout est resté dans ma tête… Jusqu’à mes 16 ans, où j’ai commencé à développer l’univers. Qui étaient les personnages ? Comment fonctionnaient les rêves ? En quelle langue étaient-ils écrits ? Comment rêvaient / lisaient les bibliothécaires, et quelles aventures arriveraient à l’apprenti ? J’ai réfléchi à ces questions pendant 3 ans, pour ne pas partir dans n’importe quelle direction, et je me suis obligée à écrire un plan de toute l’histoire.
C’est là que l’envie entre en jeu ! J’ai écrit selon l’inspiration du moment pendant 2 ans, et j’ai produit 20 pages. Je me suis donc astreinte à produire 1 page par jour pour m’obliger à avancer, et la machine était lancée ! J’ai toujours eu envie d’écrire, il ne restait qu’à m’imposer une discipline pour aller jusqu’au bout.

N’a t-il pas été compliqué de vous lancer dans l’auto-édition ? Avez-vous tenté de vous lancer dans l’édition classique ? Pourquoi ?

J’ai d’abord tenté l’édition traditionnelle. Grandir a été envoyé à une trentaine d’éditeurs, qui l’ont tous refusé quand ils ont daigné répondre (mention spéciale pour Hachette jeunesse et Pocket jeunesse, qui m’ont expliqué en détail pourquoi ils refusaient mon manuscrit. À ce stade, c’était presque une victoire, malgré le refus !). L’auto-édition s’est imposée dans un deuxième temps, parce que je ne supportais pas que Grandir reste au placard : je voulais être lue !
J’ai préparé le lancement pendant 6 mois environ (je ne pouvais y travailler que le week-end) : lecture d’articles sur l’auto-édition, conférences au salon du livre de Paris, comparaison des plateformes existantes… Côté promotion, il faut tout faire soi-même, et je tenais impérativement à avoir un site internet et une page Facebook. Je me suis donc documentée sur WordPress (que j’avais déjà utilisé pour construire un site dans le cadre de mes études de documentaliste), j’ai cherché un thème et goûté aux joies de la programmation en anglais. En parallèle, j’ai réfléchi à ma stratégie de publication : quels articles publier, à quel rythme, quelle longueur, quelles thématiques ?
Quand il s’agit de payer, je ne me lance pas à la légère, et j’ai lu de nombreux articles et comparatifs avant de débourser le moindre sou. D’autant que je m’inscris dans une démarche sur le long terme : La Bibliothèque doit compter 5 tomes, je compte les traduire en anglais quand ils seront terminés… Ça n’a pas toujours été facile car j’ai dû toucher à des choses que je ne connaissais pas du tout. Mise en page au format livre et tirets cadratins, programmation php, logiciels de graphisme pour faire la couverture, parfois j’avais tout de l’apprenti sorcier, qui appuie sur tous les boutons pour voir le résultat !
Je ne regrette pas ce choix, car il a permis à Grandir de trouver ses lecteurs, et m’a appris la valeur des services proposés par les entreprises d’auto-édition comme Librinova ou Iggybooks. Je ne désespère pas d’être publiée par un éditeur : je le souhaite car cela me permettrait de toucher un public beaucoup plus large et de me concentrer davantage sur l’écriture. Mais je reste fière de m’être auto-éditée !

Vous êtes également documentaliste dans une banque, et vous aimez donner votre avis sur vos lectures. Peut-on en déduire que la lecture a toujours été une passion pour vous ?

Oui ! J’ai toujours adoré lire, et Harry Potter m’a raccroché à la lecture au moment où j’aurais pu m’en éloigner. Même si la fantasy est mon genre de prédilection, je lis aussi des grands classiques, des romans contemporains, des essais, des contes et même quelques polars. Pour moi, un bon livre transcende la notion de genre ! Avec l’écriture, les livres que j’aime sont aussi devenus mes modèles stylistiques. Comment introduire un personnage, quel équilibre choisir entre dialogue et narration… Quand je suis perdue, je me base sur ce que j’aime lire pour retrouver la voie !
Donner mon avis sur mes lectures me permet de mieux m’en souvenir et d’animer mon site internet en parlant des auteurs qui m’inspirent 😊

8 ans de travail pour un livre ! Ce n’a pas été trop long ? Vous n’avez pas ressenti de la lassitude avec un travail d’aussi longue haleine ?

Plutôt que de la lassitude, je parlerais tout simplement de paresse. Mis bout à bout, le temps que j’ai passé sur Grandir se résume à 2 ans maximum ! Mais il s’est éparpillé sur des séances d’écriture d’1h, des week-ends ou des jours épars sur l’année. Sur les 8 ans, 3 sont de la réflexion pure, 3 de l’écriture, et 2 de la correction. Souvent, surtout au début, je n’avais pas envie de m’y mettre, je préférais lire, sortir, m’amuser à autre chose. J’ai vite compris que si je voulais arriver au bout de La Bibliothèque, il fallait m’imposer une discipline de travail, et j’ai commencé à écrire 1 page par jour. Le résultat a été radical ! L’écriture est comme un sport : plus on la pratique, plus elle devient facile, mais elle a aussi cet aspect rébarbatif que peut avoir le sport quand on débute. Aujourd’hui, je vois les choses différemment et j’aimerais écrire non-stop, mais quand j’ai commencé je n’en étais pas capable.

Un petit message pour mes lecteurs ?

Merci d’avoir lu cette interview, et merci de suivre Alexis dans ses aventures littéraires ! Surtout, merci d’aimer les livres ! Sans vous, les histoires n’auraient pas de sens.

Si vous étiez un livre : L’Histoire sans Fin, de Michael Ende
Si vous étiez un auteur : J.K. Rowling
Si vous étiez un film : Star Wars
Si vous étiez une qualité : l’imagination
Si vous étiez un défaut : l’individualisme
Si vous étiez une cause qui vous tient à cœur : l’injustice et la misère, quelles que soient leurs formes

Merci à vous Pauline pour cette interview, et bonne chance pour vos projets futurs !

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LA BIBLIOTHEQUE - TOME 1 : GRANDIR 
UN LIVRE DE PAULINE DEYSSON

Imaginez un monde où ni la pauvreté, ni la guerre, ni les livres n’existeraient plus. Le technomonde.
Imaginez un lieu hors du temps, qui abriterait tous les rêves de l’humanité. La Bibliothèque.
Imaginez que ces deux univers se rencontrent.

À 10 ans, Émilie est choisie pour devenir la nouvelle Bibliothécaire.
Elle a le pouvoir d’entrer dans les rêves, et de les vivre comme s’ils étaient réels. Son premier livre la conduira sur une voie semée d’embûches, de magie et de doutes.
L’accompagnerez-vous ?

Découvrez l’univers de Pauline sur www.paulinedeysson.com

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