[INTERVIEW] Cindy Van Wilder : un beau message de tolérance…

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, nous accueillons la grande Cindy Van Wilder, autrice de la saga Les Outrepasseurs (Gulf Stream Editions), et de La Lune est à nous (Editions Scrineo) pour une interview exclusive…

 

Cindy a reçu le prix Imaginales Jeunesse 2014, et est nominée pour le prix Imaginales Collégien 2017.

– Tout d’abord, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Mais certainement ! Donc Cindy van Wilder (oui, c’est bien mon nom et pas un pseudo ^^ ), 35 ans, Belge (le chocolat et les frites, oui, la bière, non ^^ ) et bien entendu, parce que je réponds quand même à certains clichés concernant les écrivain-e-s, j’ai un chat ^^

– Tu as une bibliographie bien chargée… Mais quel livre as-tu pris le plus plaisir à écrire, et pourquoi ?

Tous ! Chacun d’entre eux en fait a été une expérience à part, que ce soit par son contenu, son parcours éditorial, la collaboration aussi avec l’éditeur, etc. Le plaisir d’écriture, lui, est toujours présent quand je me lance dans un projet d’écriture. Je me laisse porter par la découverte des personnages, le dialogue avec eux, l’exploration de leur univers… Bref, chacun de mes romans m’est précieux et ce pour un motif différent. Je ne pourrais vraiment pas choisir !

– Comment t’est venue l’idée, l’envie d’écrire ? Si tu devais choisir une personne, un lieu ou une idée qui t’a donné envie d’écrire, quel serait-il/elle ?

Alors, j’ai toujours eu envie d’écrire (je sais, c’est la réponse bateau, mais c’est néanmoins la vérité). Le premier déclic, ce sont naturellement les livres que j’ai découvert en premier. J’ai été bercée par les récits de la Comtesse de Ségur, d’Alexandre Dumas, plus tard d’Emile Zola. Puis je suis tombée en amour avec l’imaginaire grâce au premier volet du Seigneur des Anneaux au cinéma. Voir ce film a été une vraie claque, une vraie révélation. J’ai sauté à pieds joints dans l’imaginaire et je ne l’ai jamais regretté ! Enfin, je ne serais pas là où j’en suis sans le collectif CoCyclics, qui soutient et aide les jeunes auteurs et autrices SFFF dans la rédaction de leurs ouvrages. Assister à cet enthousiasme, cette émulation m’a donné confiance en moi, en ma plume et m’a mis le pied à l’étrier pour les soumissions éditoriales. Et finalement, je tire aussi mon chapeau à celle qui m’assiste depuis plus d’un an dans mon écriture, à savoir mon agente, Roxane Edouard.

– Pour écrire La Lune est à nous, livre très engagé prônant la tolérance et le respect des différences, t’es-tu basée sur une expérience vécue par toi ou des personnes « réelles » ?

Les deux. Naturellement, LLEAN (de son petit nom) me touche de très près, j’explore des thèmes qui me parlent, qui me concernent, comme la grossophobie ou le coming-out. Néanmoins, je ne voulais pas me baser que sur mon propre ressenti, ma propre histoire. Chacun-e vit les choses différemment et j’avais aussi que cette diversité soit reflétée dans mon bouquin. Et puis, on apprend toujours plus au contact des autres. Donc j’ai été à la pêche et je remercie à cette occasion les personnes qui ont bien voulu se livrer et répondre à mes questions. C’est un apport inestimable pour une autrice.

– En écrivant ce livre, quel message voulais-tu faire passer aux lecteurs ?

Le message le plus évident, mais aussi le plus difficile, à savoir s’accepter comme on est. S’aimer comme on est, qu’on ait envie de changer ou pas. Se détacher des normes de la société qu’on nous inflige au quotidien, que ce soit dans les pubs ou les médias. Je sais à quel point c’est difficile et ce, à tout niveau. Il faut bien se mettre en tête que ce qu’on nous vante actuellement comme idéal de vie/de physique, etc c’est quelque chose d’inaccessible, qu’on ne peut pas atteindre. La perfection des papiers glacés, des magazines n’existe pas. Mais j’ai parfaitement conscience que ce n’est pas du tout aisé de se détacher de tout ça, à quel point aussi cela peut nous mettre en souffrance vis-à-vis de nous-même et des autres. C’est aussi pour cette raison que j’ai voulu écrire LLEAN.

– Si tu pouvais changer quelque chose dans le monde, que modifierais-tu ? Et au contraire, quelle chose voudrais-tu conserver ?

La question à cent mille euros ! Il y a tellement de choses sur lesquelles je voudrais faire l’impasse, depuis les thèmes complexes comme le racisme, l’homophobie, l’intolérance tous azimuts, le manque d’ouverture d’esprit, le rejet facile, jusqu’aux petits inconvénients du quotidien, comme les machines à café qui ne fonctionnent pas, la tartine qui retombe nécessairement du côté beurré. Même chose pour les choses que je voudrais garder et qui m’épatent, me font sourire au quotidien – l’espoir, le courage, la combativité, l’enthousiasme, l’intérêt, la volonté de partage et cette énergie qui peut soulever des montagnes (avec du café naturellement, vous l’avez compris !)

En guise de conclusion, je vais, si tu le permets, emprunter quelques mots à ce cher Oscar :

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles

– Pour terminer, que dirais-tu à une personne qui a du mal à s’accepter, à vivre avec ses différences ?

J’aimerais souvent avoir une baguette magique. Changer la situation en un claquement de doigts, rendre le sourire, donner une dose de bien-être, de bienveillance également. Malheureusement, en son absence, il nous reste les mots et les actes. Et c’est souvent périlleux de les utiliser, car ils sont à double tranchant – on peut faire autant de mal que de bien. Car on ne connaît pas le passé de l’autre, on ne sait pas ce qu’il a vécu, on ne peut pas se mettre à sa place. En revanche, on peut écouter. Tendre l’oreille et apprendre. Ne pas juger. On peut partager et on peut aussi soulager, simplement en étant là. Je sais que ça m’aurait plu, quand j’allais mal, quand je ne me supportais plus, d’avoir quelqu’un qui aurait agi de cette manière avec moi. Donc, ce que je peux humblement dire à cette personne, c’est si possible de ne pas rester tout-e seul-e. No man is an island, personne n’est forcé de rester solitaire et si je sais à quel point ça peut être difficile de tendre la main, je sais aussi que ça peut en valoir la peine.

 

Merci Cindy pour ce beau message de tolérance. Tous mes vœux de réussite dans tes projets futurs  !

Cindy sera à la Foire du Livre de Bruxelles du 22 au 25 février, au Salon du Livre de Paris du 16 au 19 mars, et à Grésimaginaire (Grenoble) les 7 et 8 avril 2018.

 

3 réflexions sur “[INTERVIEW] Cindy Van Wilder : un beau message de tolérance…

  1. Hello Alexis !
    Super interview ! 😀 Je vais bientôt lire le tome 1 des Outrepasseurs, et j’ai beaucoup aimé lire ton article, découvrir Cindy, sa personnalité, sa philosophie de vie… C’était intéressant, et vraiment chouette à lire !

    Bonne journée, à bientôt !

    Sue-Ricette

    J'aime

    1. Merci à toi pour ce commentaire ! C’est vrai que Cindy est une auteur que j’aime beaucoup, car elle narre la vie de ses personnages sans aucun jugement, de façon toujours positive.
      Et des auteurs qui réussissent à faire ça, il y en a malheureusement très peu.

      Bonne journée à toi aussi 🙂

      Aimé par 1 personne

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